Selon l’enquête ISTF (Institut Supérieur de Technologies de la Formation) 2026, plus de 80 % des organisations veulent accélérer la digitalisation de leurs formations. De plus, les équipes doivent continuellement se former, sans toujours avoir le temps de le faire. Le e-learning (la formation en ligne) répond à ce besoin : chacun avance à son rythme. Mais encore faut-il bien le concevoir !
Cet article s’appuie sur l’enquête de l’ISTF, menée auprès de 460 professionnels de la formation et montre les principales tendances du secteur.
Les chiffres clés
des organisations veulent accélérer la digitalisation de leurs formations (ISTF, 2026)
des professionnels de la formation interrogés utilisent le e-learning scénarisé (25 minutes maximum) (ISTF, 2026)
des salariés jugent essentiel de mettre à jour leurs compétences (ISTF, 2026)
Ce qui donne vraiment envie d’apprendre
Pour les professionnels interrogés par l’ISTF, l’engagement des apprenants reste la priorité de 2026. L’enquête précise ce qui motive à commencer une formation.
Part des réponses des professionnels de la formation (en %)
- Un contenu en lien avec les problématiques du métier16 %
- Du temps dédié à la formation16 %
- La présence d’un accompagnant13 %
- Une certification ou un badge12 %
- L’interactivité des contenus8 %
- L’implication de la hiérarchie8 %
- L’accès en self-service à la ressource7 %
- La communication et la promotion avant la formation6 %
- L’expérience utilisateur et la facilité d’accès4 %
- La gamification du parcours3 %
- Autres facteurs7 %
Autres facteurs : réputation de la formation proposée, communauté d’apprentissage (social learning), développement émotionnel.
Source : enquête ISTF « Les chiffres du digital learning 2026 », 12e édition, 460 professionnels de la formation, novembre 2025 à janvier 2026.
Trois enseignements se dégagent :
- Le contenu doit répondre à un besoin du métier.
- Les apprenants ont besoin de temps et d’un accompagnement (un contact en interne par exemple).
- La reconnaissance (certification, badge) et l’interactivité pèsent plus que le jeu.
E-learning : le format qui s’adapte à chacun
Le e-learning s’adapte au rythme de chacun, il se suit au bureau, en télétravail ou entre deux rendez-vous.
Ce format est de plus en plus utilisé : 75 % des professionnels interrogés par l’ISTF proposent des modules
e-learning scénarisés de 25 minutes maximum. Ces formats sont très bien acceptés par les apprenants
(58 %). Et il gagne encore en efficacité quand il est bien accompagné. En effet, l’enquête le montre, dans
51 % des formations en ligne avec tutorat, plus de 8 apprenants sur 10 vont jusqu’au bout (hors formations obligatoires). L’ISTF parle de tutorat, c’est-à-dire d’un accompagnement pendant la formation. En e-learning,
il peut rester simple : le module renvoie vers les bonnes ressources, comme les contacts internes à qui poser ses questions ou les procédures à consulter.
À retenir
- Un bon module e-learning dure quelques minutes (25 minutes maximum).
- Il répond à un besoin précis.
- Il contient des quiz et des mises en situation.
- Il renvoie vers les ressources clés : contacts internes, procédures, documents utiles.
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Gamification : trouver le bon équilibre entre jeu et apprentissage
Dans un parcours e-learning, la gamification utilise des mécanismes de jeu pour garder les apprenants motivés : points, badges, classements, défis, scénarios. Bien utilisée, elle apporte de la variété et le sentiment de progresser. Mal utilisée, elle se réduit à un concours de points sans lien avec le contenu, elle peut même mettre la pression sur les collègues.
L’enquête ISTF 2026 donne un repère : 32 % des professionnels interrogés proposent des serious games (jeux sérieux), et 19 % testent déjà des simulations avec l’IA.
Les pièges à éviter
- Un classement public par personne : il décourage ceux qui sont en bas.
- Des récompenses sans lien avec l’objectif de la formation.
- Un dispositif lourd pour un sujet qui se traite en 10 minutes.
Les meilleures approches reposent sur la mise en situation : cas pratiques, scénarios, défis en équipe. Elles conviennent bien aux sujets denses ou réglementaires, comme la conformité, le reporting ESG ou la cybersécurité. Dans ces cas, le but est de faire comprendre des décisions, pas d’apprendre des textes par cœur.
Quiz : tester, c’est apprendre
Le quiz est le moyen le plus simple de rendre un module e-learning plus actif et c’est aussi l’un des mieux étudiés. En 2006, les chercheurs Roediger et Karpicke ont décrit l’« effet de test » qui démontre que chercher une information dans sa mémoire (se tester) l’ancre et la consolide plus efficacement qu’une simple relecture passive.
Zoom sur les résultats de l’« effet de test »
L’expérience démontre que si la relecture répétée favorise la mémorisation à court terme (après 5 minutes), ses effets s’estompent rapidement. À long terme (après une semaine), les étudiants qui se sont testés retiennent jusqu’à 50 % d’informations supplémentaires par rapport à ceux qui ont simplement relu le texte.
- Prévoyez des questions à la fin de chaque module, puis reposez-les quelques jours plus tard ! Des outils de création d’activités interactives (Kahoot, Wooclap…) le permettent : 30 % des professionnels interrogés par l’ISTF en utilisent.
Et chez Labrador Transparency ?
Nous produisons des formations e-learning de A à Z, de la construction du parcours à l’accompagnement des apprenants. Six entreprises de secteurs variés (luxe, santé, industrie, transport, technologies…) nous ont fait confiance à nous en 2026. Nous avons formé plus de 403 000 collaborateurs sur différentes thématiques : corruption, concurrence, intelligence artificielle, code éthique, achats, sanctions internationales, dispositif d’alerte.